RPG Vampires et Discussion: Le forum de Valaria
 
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Chapitre 1 : Le Cauchemar

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Valaria
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Qui a peur de la grande méchante Val?
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Valaria

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MessageSujet: Chapitre 1 : Le Cauchemar   Mar 3 Nov - 9:44

Les commentaires sont à mettre à la suite de l'épisode... merci.


    San Raphaël, Texas. A environ 3H de Dallas en pleine campagne. Dans ce village, il n’y avait ni eau courante, ni électricité, ni voiture… Les habitants ne supportaient pas le mode de vie occidental, et s’étaient reculés là où on ne viendrait pas les déranger. Évidemment, c’était sans compter Valaria et ses grandes idées. Nous étions en décembre… Décembre 2003… Je me souviendrais toujours de ce Noël. C’était quatre mois après que Val soit revenue de Californie. C’était une mission banale au départ. Rien de très original, ni de très glorieux. Pourtant, pour elle comme pour moi, c’était un jour important… C’était le Noël de notre Renaissance…

    En fait, tout a commencé le 11 Décembre par un cri abominable, qui fit trembler les murs de la maison. Marc monta quatre à quatre les marches de l’escalier qui menait à la chambre de la vampire. Il ouvrit la porte sans frapper. Val était assise sur son lit, le regard plein d’effroi. Elle avait du faire le pire des cauchemars…

    - Val ? Qu’est ce qui se passe ?
    - Quel jour on est ?
    - Le 10 Décembre… Enfin, le 11 maintenant. Il est 1H du matin.
    - Le 11 Décembre… On est pas le 14… On est le 11… Alors… Il leur reste 24H…
    - 24H pourquoi ? Et pourquoi tu veux qu’on soit le 14 ?

    Val se leva sans répondre. Elle alla dans la salle de bains, se passa de l’eau sur le visage avant de revenir dans la chambre. Ce qui allait se passer le lendemain ne les concernait pas, toutefois cela marquait notre point de départ. Voilà comment tout a commencé... Par un cauchemar… Elle s’était installée dans une petite maison à quelques kilomètres de San Raphaël. Marc était resté avec elle. Ca faisait plusieurs semaines qu’elle était là à attendre le bon moment. Et il était enfin arrivé. La vampire se changea rapidement et sortit. Marc la suivait. Ils rejoignirent la ville assez rapidement. Val marchait devant d’un pas assuré. Elle ne parlait pas, elle restait concentrée. Une fois sur place, elle frappa à la première porte. Un homme ouvrit encore à moitié endormi. C’est Marc qui parla. Il lui expliqua qu’avec sa femme, ils s’étaient perdus. L’inconnu, d’une générosité à toute épreuve les invita à entrer… Tous les deux… Grosse erreur.

    En tout, trois maisons furent visitées cette nuit là. Neuf personnes trouvèrent la mort dans des circonstances atroces. Les cadavres était exhibés, les maisons saccagées. Valaria ne laissait à aucun habitant la possibilité de s’enfuir, ou d’alerter les autres. Ca allait très vite. Chaque geste était calculé, chaque mot était pesé et chaque victime torturée avec soin. Dans la dernière maison, elle avait arraché la main d’une petite fille après avoir tué ses parents. La question était toujours la même : Où sont-ils ? La réponse était toujours la même : Je ne sais rien. Tandis qu’il se mettait en route pour repartir, les habitants de San Raphaël étaient réveillés par les cris de la petite fille à l’agonie et découvraient le carnage. En rentrant chez elle, Valaria avait donné pour mission à Marc d’emmener un paquet à Dallas. Dedans, la fameuse main et un mot rédigé rapidement. Sur le carton, le destinataire « Liv Doe, pour Angelus. Wolfram et Hart, Sunnydale ». L’antenne texanne l’acheminerait en urgence en Californie.

    Depuis ce soir funeste, Valaria avait visité une dizaine de maisons et tué 29 personnes de tous âges. Chaque soir, les habitants se barricadaient chez eux. Chaque matin, ils découvraient pourtant de nouveaux morts. La vampire ne pouvait entrer sans y être invitée, mais pas Marc. Et toujours la même question, toujours la même réponse. En ce soir du 23 Décembre, David Hartcker avait demandé à Meredith de rester à la mairie avec lui au cas où Val viendrait. La jeune femme était arrivée en ville dès qu’elle avait appris le début du carnage trois jours auparavant. Elle entrait dans ce qu’elle appelait la « cabane en chef ». C’était une maison plus grande que les autres, où David officiait comme maire. Vêtue d’une longue cape noire qui lui couvrait l’intégralité du corps, la chasseuse était pleine de mystère. Elle avait eu le visage entièrement brûlé par la tueuse vampire, et devait se cacher. En tout cas, c’était ce qu’elle avait expliqué. A la voix, David pensait qu’elle n’était pas très âgée. Mais il n’avait rien pu obtenir d’autre.

    Quoi qu’il en soit, quand Meredith était arrivée à la cabane, le soleil venait de se coucher. Tout le monde était en alerte pour la nuit. David était dans le hall, debout, à faire les cent pas. Il se sentait impuissant à sauver ses amis. Sa femme était là également, dans un coin, à essayer de rassurer Aly. Aly… La chasseuse n’avait aucune confiance en cette jeune fille arrivée juste avant Valaria. Elle avait été recueillie par ce couple dans des circonstances que Meredith trouvait un peu trop hasardeuse.

    - Meredith. Merci d’être venue. On aurait peut être du réunir tout le village ici, non ?
    - Bonne idée. Valaria n’aura plus qu’à piocher ses victimes dans la masse. Surtout qu’on est en sécurité dans ce bâtiment public… Il serait peut être temps que vous compreniez à qui vous avez à faire…
    - A un monstre psychopathe. Mais on doit lutter. On doit la renvoyer d’où elle vient. On ne peut pas la laisser nous tuer comme ça…
    - Vous devez surtout vous protéger. Laissez la chasse aux professionnels
    - Et vous, vous en êtes une ? Votre voix est jeune, vous n’êtes pas très grande…
    - Vous êtes vieux et vous vouliez mettre toute la ville dans une cabane dans laquelle n’importe quel vampire entre sans problème. J’ai pas de leçon à recevoir de vous.

    Meredith avait ses défauts et n’étaient pas appréciée de tous. Peu de personnes en ville lui faisait confiance. Mais ce qu’elle disait était la stricte vérité… David ne savait pas trop comment réagir, ni quoi faire. Il ne semblait pas inquiet, ni même étonné, ce qui intrigua la jeune brûlée. Peut être faisait-il juste preuve d’un grand sang froid… Dans sa position, ça ne serait guère étonnant. Ordre avait été donné à tous de ne pas quitter les maisons de la nuit sous aucun prétexte, de ne pas faire de bruit, et de faire croire qu’il n’y avait personne à l’intérieur, pour que la vampire passe son chemin. Personne ne se doutait qu’un humain l’aidait à accomplir de telles horreurs. Et pourtant, Marc ne la lâchait pas d’une semelle, et n’hésitait pas à se montrer utile. Il ne lui devait rien, il voulait juste prendre part à l’évènement. Ca laissait peu de chances aux habitants de San Raphaël… Meredith s’approcha d’une des fenêtres et regarda à l’extérieur. La petite place du village était noire et vide. Autour il n’y avait que quelques autres cabanes servant de toits à des familles déçues par la civilisation. La lune était déjà haute dans le ciel, c’était la seule source d’éclairage avec quelques torches ça et là dans les rues. Au milieu de la place, une petite fontaine, dont l’eau cliquetait, donnait une ambiance plutôt calme et reposante. La chasseuse entre-ouvrit la porte, juste pour écouter les bruits au loin. Elle était prête à bondir au premier cri.

    - Bouh !

    Meredith sursauta et fit deux pas en arrière. A aucun moment elle n’avait vu venir la vampire qui se dressait dans l’ouverture de la porte. Les mains derrière le dos, avec une dignité sans égale, Valaria regardait les quatre personnes qui se trouvaient en face d’elle. Elle se sentait tellement supérieure, tellement forte… Silencieuse, un regard noir fixé sur l’assemblée, il se passa plusieurs secondes avant qu’elle ne prononce un premier mot. Non pas qu’elle souhaitait vraiment engager la conversation, mais il fallait bien que quelqu’un commence. La bienséance voulait qu’elle se présente au maire, mais il lui fallait une phrase plus choc qu’une entrée en matière digne d’une alcoolique anonyme « Bonjour, je m’appelle Valaria, je suis serial killer depuis 2000 ans mais je me soigne. ». Non… D’abord elle n’était pas alcoolique, ensuite elle n’était qu’à moitié anonyme, enfin se soigner, ce n’était pas son genre.

    - Y a trois cadavres qui pourrissent à l’entrée du cimetière. Je suis généreuse aujourd’hui je vous les ai avancé… On dit « Merci Val »

    Enfin, les remerciements, ça serait pour plus tard. Apparemment les humains d’aujourd’hui reculés ou non, n’étaient pas friands de politesse en tout genre… Surtout face à celle qui les massacrait un par un. Valaria salua ensuite Meredith, avant de se présenter à David et sa femme, enfin, elle s’attarda sur Aly. La jeune fille sentait la peur à des kilomètres. Recroquevillée dans son coin, elle récitait sa prière. Une scène qui rendait la vampire plutôt nostalgique de l’époque Connie-Cartons. Nous y reviendrons plus tard. Sitôt les présentations terminées, elle pouvait entrer dans le vif du sujet…

    - Où sont-ils ?
    - Où sont quoi ?
    - Vous savez très bien ce que je cherche. Vos administrés semblent ignorer que vous détenez une arme redoutable depuis plusieurs années quelque part dans ce village. Ne niez pas, je sais qu’ils sont là.
    - Écoutez… Je vous jure que je ne sais pas de quoi vous parlez. Et même si je le savais, je n’aurais rien à vous dire.

    David s’était approché de Val pendant leur conversation. Par sécurité, Meredith s’interposa avant que la vampire ne l’attrape et le tue comme les autres. Surtout qu’il y avait déjà eu encore trois morts et que personne n’avait rien entendu. Une attitude chevaleresque qui fit sourire l’ancienne tueuse. Si belle… L’éclat de la lune illuminait ses cheveux roux dans le courant d’air de la grande salle. Il était impossible d’imaginer que cette femme était un tel monstre. Heureusement que la chasseuse avait les idées claires sur l’identité de son ennemie. Elle ne la laisserait pas faire un pas de plus. Ce qui, en soi, n’était pas un souci, puisqu’en excellente télékinésiste, Val manœuvra les bûches de la cheminée, qui vinrent écraser la femme de David. Le bois s’était abattu directement sur son crane avec une violence inouïe. Elle était déjà morte avant de toucher le sol. L’homme, qui voulait plus que tout préserver sa famille, venait de comprendre ce que ressentaient toux ceux qui avait vu leur famille mourir. Il fonça vers celle qu’il aimait, prenant son corps dans ses bras…

    - Si vous voulez sauver cette ville, rendez-moi ce qui m’appartient…

    Aly avait reculé, elle restait bouche bée et tétanisée. Et alors que la chasseuse avait tourné la tête vers la scène funeste, la vampire, elle, tournait les talons après sa dernière phrase et partait, avec la vitesse qui caractérisait ceux de sa race. Meredith avait bien essayé de la courser, mais elle avait perdu sa trace dès le palier. Elle retourna ensuite vers David, bien décidée à avoir une réponse.

    - C’est quoi cette histoire ? Elle veut quoi ?
    - Je n’en sais rien…
    - Si vous voulez que je vous aide, vous avez intérêt à le savoir… Qu’est ce qu’elle cherche ?
    - Je vous répète que je l’ignore ! Elle vient de tuer ma femme, je donnerais ma vie si ça pouvait la faire partir.

    Meredith pouvait tout à fait comprendre cela. Elle regardait la scène de cet homme en sanglot. Les ravages que pouvaient faire la vampire la dépassait complètement. Aly n’avait même pas hurlé, elle restait dans son coin à regarder avec des yeux écarquillés. Malgré la capuche qui lui couvrait le visage, la jeune femme la voyait parfaitement. A cet instant, elle aurait voulu l’attraper par le cou et lui faire avouer tout ce qu’elle savait. Mais ce n’était pas le moment. Il y avait des morts à enterrer…

    Valaria était de retour chez elle quelques minutes plus tard. Marc était absent, elle le savait. Elle laissa sa veste négligemment sur la table et alluma la télé. Loin du village sans technologie, elle aimait son confort. Ce n’était qu’au bout de cinq minutes de pub qu’elle entendit des pas dans l’escalier. Quelqu’un descendait. Il n’aurait pas du avoir qui que ce soit dans cette maison. Elle avait sans doute du penser au départ que ça serait moi. Elle était loin de la vérité. Une silhouette masculine se dessina dans la pénombre… Une silhouette qu’elle reconnu tout de suite…

    - Angelus ? T’es bien le dernier vampire que je m’attendais à voir débarquer…



A venir, chapitre 2 : Dialogue sur Canapé

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Chapitre 1 : Le Cauchemar

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